Tableau de bord immobilier février

Tableau de bord de l’immobilier locatif – Février 2022

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Des taux immobiliers en légère hausse

Selon le baromètre Observatoire Crédit Logement CSA, le taux moyen de crédit immobilier s’est légèrement élevé de 1,05% au quatrième trimestre 2021 à 1,07% au mois de janvier 2022 pour une durée moyenne de 242 mois. Un taux encore exceptionnellement bas et une durée moyenne qui s’allonge de 15 mois depuis un an !

L’application stricte des recommandations du HCSF a un impact direct sur le nombre de prêts accordés. Toutefois, la production de crédit en montants moyens empruntés reste élevée. Les acquéreurs les plus favorisés, avec un apport personnel important, continuent d’emprunter et achètent des biens immobiliers plus chers tandis que les ménages les plus modestes ont plus de mal à acquérir un bien. 

Une hausse de prix plus raisonnable en 2022

En 2022, l’envolée des prix de l’immobilier connue ces dernières années devrait être globalement plus raisonnable. L’année commence tranquillement avec seulement 0,2 % de hausse des prix en France au mois de Janvier.

Selon la dernière étude des notaires du Grand Paris, les évolutions de prix devraient être modérées en l’Ile-de-France dans les mois à venir avec une hausse des prix des appartements de 2,3% en Petite Couronne et de 4,3% en Grande Couronne de mars 2021 à mars 2022. Pour les maisons, la hausse annuelle des prix ralentirait également avec +3,2% en Petite Couronne et +4,3% en Grande Couronne.

Quant aux loyers, ils devraient peu évoluer en 2022, notamment en raison du dispositif du plafonnement des loyers qui s’étend à plusieurs métropoles françaises. Pour rappel, les loyers ont augmenté de 0,2% en 2020 et de 0,1% au premier trimestre 2021.

Le constat de la fondation Abbé Pierre : se loger devient ruineux

La part du logement dans les dépenses des Français est passée de 11,5 %, en 1960, à 28,5 %, en 2020. Et même à 40 % pour les 10 % les plus pauvres. Sur 20 ans, les prix immobiliers en France ont augmenté de 154 %, alors que les revenus n’ont augmenté que de 18 %, selon la Fondation Abbé Pierre dans son rapport annuel sur le mal-logement.

La FAB dénonce le quinquennat de Macron, qui n’a pas été à la hauteur des attentes sur le sujet du logement. Parmi les causes, d’abord, on ne construit pas assez et le « choc de l’offre » n’a pas eu lieu. Ensuite, la disparition de la taxe d’habitation prive les communes de recettes.

La FAP demande 10 milliards d’euros supplémentaires par an pour un retour à la situation de 2012, quand 2 % du PIB était consacré au logement (contre 1,63 % en 2020).

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