Les villes étudiantes françaises les plus chères pour se loger.

La rentrée scolaire approche, et comme chaque année, des milliers d’étudiants cherchent à se loger. Un véritable casse-tête. 

Entre tension du marché locatif, hausse des prix, crise sanitaire et financière, il n’est pas simple de trouver rapidement un logement. 

Bien que de nombreuses possibilités s’offrent aux étudiants, comme des cités universitaires, des appartements étudiants, des studios, des appartements ou même encore des colocs… la demande est supérieure à l’offre et c’est de là que vient la tension. 

Avoir son propre logement, c’est un coût. 

Les deux principaux syndicats étudiants ont récemment publié leurs classements des villes selon le coût de la vie. Parmi les frais principaux des étudiants figure logiquement le coût des loyers. Le loyer est en effet la première dépense pour les étudiants. Il y consacrent entre 50 % et 60 % de leur budget.

L’accès au logement conditionne bien souvent l’accès aux études. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la grande majorité des campus universitaires et des établissements d’Enseignement Supérieur se trouvent dans les grandes villes. Cela oblige les étudiants à devoir prendre leur propre logement. Accéder à leur lieu d’étude rime souvent avec autonomie et émancipation et vivre dans des grandes villes. Des villes où le niveau de vie et les frais associés y sont forcément très élevés et pas vraiment proportionnels aux revenus des étudiants.

550,92 €. C’est ce que devra payer, en moyenne, un étudiant pour se loger en 2021, selon l’enquête de l’Union nationale des étudiants de France (Unef), publiée ce mercredi 18 août. Le prix des loyers augmente ainsi de 2 % par rapport à l’année dernière.

Les grandes villes hors de prix pour les étudiants ? 

L’Ile-de-France est la région qui compte le plus d’étudiants : près d’un tiers des 2 700 000 élèves de l’enseignement supérieur y habite, selon l’Atlas régional 2018-2019 des effectifs étudiants du ministère de l’Éducation nationale. C’est fidèle à elle-même que l’Ile de France est en toute logique, la région où les loyers les plus chers. Pour un logement de moins de 30 m2, il faut compter en moyenne 850 € par mois pour se loger à Paris. Comptez 674 € en moyenne sur l’ensemble de l’Ile-de-France (selon l’Unef). 

Mais Paris n’est malheureusement pas un cas isolé car de nombreuses grandes villes proposent des prix excessivement élevés. Sur la seconde marche du podium, nous retrouvons Annecy (726 €), et enfin Nice (659 €) qui occupe la troisième place. Arrivent ensuite Lyon (619 €), puis Bordeaux avec un loyer moyen de 613 €, suivis par Montpellier et ses 584 € mensuels. 

Hors de la région parisienne, des villes citées, il faut tout de même débourser en moyenne plus de 450 € pour moins de 30 m2 dans la moitié des villes étudiantes (Nancy, Metz, Rennes, Strasbourg…).

De son côté, l’Unef à décidé de publier également son propre classement des villes étudiantes les plus chères pour se loger. 

Les deux organisations ont utilisé les données de LocService mais n’ont pas choisi de comparer les mêmes villes selon la même méthode.

Après les villes de région parisienne, toujours hors compétition, pour l’Unef, c’est Nice qui se classe première ville la plus chère (623 €) suivie de Lyon (580 €) et d’Aix-en-Provence (563 €). Des villes suivies de près par Bordeaux (561 €) ou encore Marseille (515 €). Dans le sens inverse, nous retrouvons Le Mans (353€), Poitiers (356€), Limoges (357€) ou encore Brest (359€) avec des loyers jusqu’à deux fois et demi moins chers qu’à Paris. De quoi bien réfléchir à la ville ou l’on veut faire ses études. 

Le classement en image :

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